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La formation de 8 techniciens de maintenance est lancée

À Dijon, c’est parti pour la formation de 8 techniciens de maintenance éolienne

 
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A l’heure ou le « débat » sur le nucléaire fait rage, certains parlent…tandis que d’autres agissent. Le lycée Gustave Eiffel accueille la formation des  8 premiers techniciens en maintenance éolienne « made in Bourgogne ». D’autres suivront. Zoom sur un métier d’avenir.

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Simulation de recherche de panne
sur une armoire électrique d’éolienne
Ils partagent leur temps entre le GRETA 21, sur le site du Lycée Gustave Eiffel. Et le GRETA de Nîmes-Camargue. A Dijon, ils apprennent le côté technique et peaufinent leur anglais, indispensables pour comprendre les manuels techniques propres au fonctionnement d’une éolienne. Et Nîmes, où le site est équipé, y compris d’une éolienne grandeur nature, pour travailler dans les conditions du réel.
« Ils », se sont les 8 stagiaires qui vont devenir, à la fin de leur formation, qui dure moins d’un an,  de novembre 2011 à mais 2012, les premiers techniciens en maintenance éolienne de Bourgogne.
 
 
 
 
 
 
 

 

Retour aux sources

Pourquoi l’urgence de cette formation ? Tout simplement car la Région Bourgogne et son président, François Patriat, mais aussi la quarantaine d’industriels du « cluster » (pour groupement d’entreprises, NDLR) bourguignons « Wind 4 Future », croient dur comme fer à cette énergie renouvelable.
C’est justement « Wind 4 Future », présidé par Dominique Legros, le dynamique patron de Céole, à Longvic, qui a « poussé » pour que cette formation voit le jour ici, en Bourgogne. Pour répondre à des besoins bourguignons. Ce, avec l’aide de l’UIMM, mais aussi du Conseil régional et de Pôle Emploi, qui financent à eux deux la formation : 42 000 euros chacun.
Rien qu’en Bourgogne, l’objectif est d’atteindre les 500 à 600 éoliennes en 2020, soit une production de 1500 MW et de créer 5000 emplois dans l’éolien. Or, pour assurer le fonctionnement des éoliennes, une centaine d’ici l’année prochaine en Bourgogne, il faudra des hommes et des femmes, des spécialistes. D’où cette formation spécifique.
 
 
 
 
 
 
 

 

8 stagiaires par an sur
les 3 prochaines années

Ce jeudi, une visite du GRETA 21 était organisée, afin de mieux « visualiser » cette formation.
Pascal Alliot, le proviseur du lycée depuis septembre, en a profité pour démontrer la vitalité de son établissement : «Nous avons accueilli 1430 élèves à la rentrée 2011 ». Il n’a pas manqué non plus l’occasion de remercier le Conseil Régional pour son aide matériel. Une collectivité « sur qui on peut compter ».
Michel Gey, le Président du GRETA 21 connaît également bien ce lycée, puisqu’il en était… le proviseur. Il a rappelé l’importance d’une formation telle que celle-ci dans la Région : « pour pouvoir garder les gens sur le sol bourguignon, il faut se placer sur des projets originaux, là où la concurrence est faible. Ici, nous savons la seule formation de ce type sur le Grand Est ».
Fadila Khattabi, vice-présidente du Conseil Régional (qui a représenté François Patriat, retenu par le débat sur le droit de vote des étrangers au Sénat) a rappelé les investissements importants réalisés par la Bourgogne au sein de ce lycée : « En 2011, cela a représenté 92 600 euros pour rénover les ateliers. En 2012, nous avons prévus d’y investir 2 millions d’euros ».
Puis regardant les stagiaires, tout en regrettant, l’œil malicieux, qu’il n’y avait « pas de femmes », elle a expliqué : « nous allons recruter 8 stagiaires par an sur les 3 prochaines années ». Pourquoi ? « Car demain, l’éolien sera la 2e source d’énergie renouvelable en Bourgogne, après le bois. Avec 500 à 600 mâts à répartir sur le territoire ».
Brigitte Pujol, la directrice adjointe du Pôle Emploi a expliqué que ce métier faisait partie des métiers dits « sous tension » et que cette formation était née d’une «collaboration étroite avec les acteurs de cette filière ».
 
 
 
 
 
 
 

 

Des «pionniers», mais pas les derniers

Félix Smeyers, Délégué Académique aux Formations Professionnelles Initiale et Continue (DAFPIC) connaît bien la problématique du monde industriel, qui peine à recruter : il est difficile d’amener les jeunes vers ce secteur. Nous espérons que l’éolien va donner une autre image de l’industrie ».
Emmanuel Schuddinck, pour «Wind 4 Futur», qui revenait d’un colloque sur l’éolien, à Amiens, « où la Bourgogne et son « cluster » ont été cités en exemple. Il y a des Région où il y a plus d’éoliennes et pas de formation ». Il  a insisté sur des « métiers nouveaux, des métiers d’avenir. Vous êtes à l’image de ces futurs métiers de l’éolien».
En mai, ils seront les « pionniers ». Mais sûrement pas les derniers.
 
 
 
 
 
 
 

 

Bruno LÉDION
Photos : Jean-Christophe TARDIVON


Eiffel noue un partenariat avec Vestas
Vestas est un de gros acteurs de l’éolien, dans le monde. Ce jeudi, cette présentation a également été l’occasion d’annoncer une information importante. Le lycée Eiffel va signer un partenariat avec Vestas, sous la forme d’une convention. Il s’agira d’un échange, qui concernera les BTS électrique.
Un partenariat d’autant plus intéressant que, comme de nombreux acteurs de l’éolien, l’industriel à du mal à recruter, alors que, certains comme à Cap Nord se trouvent…à une centaine de mètres du lycée.


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